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Edito BA n°81

Soyons Mobilisés !

Après l’élection présidentielle la CGT appelle à se mobiliser pour faire gagner les revendications des personnels, il faut en finir avec les années de régressions sociales que nous venons de subir, nous avons la responsabilité de nous faire entendre par le nouveau gouvernement.
Les sujets ne manquent pas : de l’urgence d’un collectif budgétaire ambitieux à celle d’une mise au point sur la formation pour les enseignants, de la nécessité de titulariser les précaires à celle de défendre la voie professionnelle en milieu scolaire et enfin, un élément qu’il faut refuser d’occulter : les revendications salariales !

Dans l’académie, la CGT Enseignement Privé diffuse largement dans les casiers un dossier sur les salaires : à côté des grilles le document apporte une comparaison européenne du temps de travail et du salaire. Le document papier peut être envoyé par voie postale sur demande.

Le mouvement de l’emploi fait ressortir la fragilité de notre situation et la dégradation des conditions de travail de plus en plus grande :

- Collègues « sinistrés » se retrouvant renvoyés dans une autre académie ou obligés à compléter dans un autre établissement voire autre discipline, ou mieux d’accepter des services incomplets ! Le statut des fonctionnaires, doit de plus en plus être au coeur de nos revendications ;
- Des profs en situations difficiles et des postes non pourvus ???
L’analyse du mouvement montre des services de plus en morcelés et donc… des  services sans candidat, mais pour couronner l’affaire, voilà que la Commission Académie de l’Emploi qui initialement à pour mission de préparer et d’accompagner le mouvement pour optimiser celui-ci,   refuse des dossiers sous des prétextes ubuesques !

Des enseignants voient leurs droits à la mutation amputés par le zèle de représentants qui feraient mieux de regarder de plus près les dossiers dans leur complexité. Ces démarches ouvrent en grand la voie au recrutement de dernière minute et aux arrangements arbitraires des Chefs d’Etablissement qui doivent bien s’amuser de voir que si certains défendent de façon si inepte des règles qui ne sont en fait que des recommandations, eux peuvent ainsi faire leur marché de précaires et barrer la route enseignants aux « hors cadres » et aux titulaires « maladroits ».

Cohérence, cohérence ! Les recrutements  sont apparemment de plus en plus problématiques, et si les chefs d’établissement commencent à s’en plaindre, ils n’oublient pourtant pas de mettre en place des critères supplémentaires à ceux exigés par les textes de référence.

Enfin,  si la négociation de la nouvelle Convention Collective pour les PSAEE est mal engagée (vue les pratiques du collège employeur), il arrive que les tentatives de manipulation échouent à d’autres niveaux. Le collège employeur en voulant dénoncer leur participation à la Prévoyance a réussi à faire l’unanimité des syndicats de salariés, en CPR (Commission Paritaire Régionale pour les personnels PSAEE) pour rejeter leur proposition de nouveau accords régionaux évidemment moins-disant. Les personnels OGEC conservent donc leur avantage acquis concernant la prévoyance.

Autant dire qu’il nous faut construire des mobilisations d’ampleur pour gagner de nouvelles avancées sociales.

Agricole – CRE – 2012

N’oublions pas nos collègues de la formation notamment ceux du CLAF : cette entreprise s’est développée en sous-traitance de Pôle Emploi et est passée de 30 salariés en 2009 à 640 en 2012, elle est actuellement en cessation de paiement, la perte de marchés s’explique par la dispense de formations dans des conditions plus que douteuse en particulier en Poitou-Charentes ; à suivre de près. [communiqué de presse SNPEFP-CGT]   [Art. de l'Huma en ligne] cf. Canard Enchaîné n° 4476 du 9 mai 2012

Le rectorat au TA

Gilles Maréchal et Marie Dominique Rochard déposant les dossiers au TA

Mercredi 9 mars, Gilles Maréchal et Marie Dominique Rochard se sont rendus en délégation de collègues du lycée Saint Joseph de Bressuire au tribunal Administratif de Poitiers pour déposer 14 requêtes contre l’absence de réponse du rectorat devant les réclamations successives des enseignants restées sans réponses concrètes de la part de Madame la Rectrice : ils demandent que toutes les heures portées sur l’emploi du temps soient rémunérées et que la fiche de service soit en conformité avec l’emploi du temps.

En effet, comme nous l’avons déjà évoqué dans des articles précédents, un certains nombre d’établissement de notre académie parmi lesquels le lycée Saint Joseph de Bressuire jouent sur des annualisations et des modulations de temps devant élèves sans évaluation ni validation du rectorat, ces aménagements de services sont par là même non conformes aux textes réglementaires de l’éducation nationale et préjudiciables aux élèves et aux enseignants. Ces bricolages clandestins, marquent un mépris de ce que sont nos métiers (face à face pédagogique mais aussi multiples réunions, suivi des élèves en stage, participation aux examens, formation, ….).

L’enseignement privé voulant se démarquer à tout prix du public selon une logique néo-libérale assez caricaturale, franchit allègrement la ligne jaune pour des effets de vitrine, qui, s’ils sont flatteurs dans les plaquettes de communication, se révèlent le plus souvent symptomatique d’une faiblesse de perception des besoins éducatifs.

Les improvisations et autres aventures pédagogiques ne doivent pas se substituer à de réelles réflexions sur l’évolution des structures d’enseignement et les moyens nécessaires.

Nos élèves ne sont pas des clients, ni des stocks ou des marchandises. Les textes fondamentaux qui cadrent nos métiers ne sont pas des lois scélérates qu’il faut transgresser ou transformer en paillassons.

Dans l’enseignement privé sous contrat, le rectorat est le véritable employeur et s’il délègue des prérogatives aux chefs d’établissement, ces services n’en demeurent pas moins responsables des dispositions mises en oeuvre : nous contestons au tribunal administratif et nous continuerons à contester les abus de pouvoir.

N’oublions pas que Mr. Eric De Labarre président du SGEC incite dans ces divers propos devant la presse et les chefs d’établissement à « capitaliser les reliquats d’heures de cours » en proposant des séquences de cours « peaux de chagrin » de 40mn ! Le pédagogique a bon dos, c’est de la pure gestion libérale des réductions majeures gouvernementales !

Pour info,  presse régionale du jour : Nouvelle République CO

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